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06. La valeur de la valeur

Year 2011

With Laura Vidal Alvarez & Bastien Moulin

Revue de presse autour de l’article : La valeur de la valeur


Auteurs John Thackara & Klaas Hoffmann
Magazine AA 378 - WINY MAAS, MVRDV AND THE WHY FACTORY
Année 2011


Aujourd'hui nous habitons un monde où tout est quantifiable. Il est possible d'associer une valeur numérique, un graphique, un pourcentage... à tout et n'importe quoi. Cependant une question se pose : celle de savoir ce que tous ces chiffres nous amène à calculer ? Ceux-ci sont souvent dénués de sens et servent seulement à confondre la réalité. Peuvent-ils nous effectivement nous aider à comprendre une quelconque réalité ?

Le système capitaliste, porte une importance sans précédent à la valeur économique des biens matériels. Les autres valeurs, non moins importantes, sont complètement laissées de côté. Ainsi les valeurs idéologique, culturelle, historique, esthétique -constituant pourtant la base de l'architecture- semblent abandonnées. Générations après générations il s'avère que la meilleure façon de rendre compte du bien être et du bonheur peut se faire par le biais du PIB (Produit Intérieur Brut). Cela suppose que le simple calcul de la croissance annuelle, de la productivité et de l'emploi (trois indices constitutifs du PIB) suffisent à rendre compte de ce bien être et de ce bonheur. L’erreur commise a été de ne porter notre attention que sur les chiffres, certes satisfaisants, sans pour autant être capable de constater la réalité qui nous entoure. Jusqu'à aujourd'hui, les gouvernements ont changé les manières de réaliser leurs statistique afin de véhiculer une image positive de la société. Ces chiffres n'ont donc aucune signification et pire encore, ils nous ont conduit à la crise économique que nous subissons actuellement.

Ainsi, au vue de la situation actuelle, le moment est venu de réfléchir et de proposer une nouvelle manière que quantifier la croissance. Celle-ci doit plus se préoccuper des droits de l'homme et de l'écosystème...C'est le bon moment, semble-t-il, de moraliser un peu plus notre société capitaliste; les architectes doivent grandement y contribuer.




Au-delà du PIB
Système économique écologique VS. Système néolibéral : l'avènement de l'ère post-PIB

Il est nécessaire de se tourner vers d'autres outils de mesure de la croissance qui ne doit plus seulement être économique. Effectivement, celle-ci est faite de chiffre que les différents gouvernements savent manipuler à leur guise.

L'article pointe notamment l'important problème du système économique actuel : il n'est pas durable. Les outils qui mesurent le progrès sont vieillissants par rapport aux prospectives évolutives de la société :

- Le PIB mesure plus une performance économique (ou progrès économique) plutôt qu'un réel progrès (au sens premier du terme). Il ne prend pas en compte : les ressources naturelles, les écosystèmes ou le capital social et humain;
- Prédispose à un modèle économique non durable. La recherche de la croissance économique (et d'un meilleur PIB) n'est plus en adéquation avec les mesures environnementale qui sont envisagées pour assainir la planète. Cette course à la croissance entraînement notamment les augmentations d'émission de CO2.



Vers un modèle économique durable ?



- Nécessité de prend un tournant durable au niveau politique, économique, technologique et individuel;
- Nécessité de quantifier d'une manière autre qu'économique la valeur : concept de valeur ajoutée;
- La valeur économique du patrimoine construit n'est donc pas ce qui semble lui donner de la valeur. Pour exemple deux centres financier français (La défense -Paris- et Lyon Part-Dieu) sont en total remaniement.

A priori ce sont donc d'autres critères qui entrent en jeu : portée politique de l'action (Restructuration de la Défense+réflexion sur le Grand Paris → emprunte du mandat de Nicolas Sarkozy), portée idéologie (l'une des essences du rôle de l'architecte), historique (valorisation du quartier vieux Lyon au patrimoine de l'UNESCO, centre historique de Sienne,etc.), esthétique -insertion contextuelle (thermes de Vals (Suisse), stade de Braga (Portugal),...).
Rôle extrêmement important de la valeur ajouté -synonyme de singularité- dans une société qui tend vers la globalisation -synonyme de banalité- (modèle économique occidental et nord américain suivit par les PEDs) et qui l'a déjà en parti atteinte !



Comment endiguer la mondialisation, sans pour autant la stopper afin d'en profiter sans en être dépendant?

L'idée est de ne plus être dépendant de la mondialisation. Pouvoir s'en détacher, sans pour autant arrêter la croissance afin de se tourner vers une posture plus durable.



D'où la naissance de nouveau indicateurs dont aborder plus bas. J'attire également votre attention et je souhaite critiquer les propos de Nicolas Sarkozy sur la « moralisation du capitalisme ». André Comte-Sponville a publié -à ce sujet- l'ouvrage très intéressant cité ci-dessus. Il répond à cette question de façon assez simple mais finalement très pertinente : « le capitalisme est par définition ni moral, ni immoral, il est amoral ».

Si nous souhaitons qu'il y ait une morale dans la société capitaliste, celle-ci ne peut venir que d'ailleurs que de l'économie¹.



Les nouveaux indices de développement
Au délà du PIB qui est une valeur exclusivement économique, les auteurs proposent d'autres indices plus appropriés à rendre compte du contexte actuel.

Chacun des indicateurs a une signification propre et renvoie à un système de valeur au sens d'une certaine conception de ce que sont les éléments primordiaux:

- Bonheur National Brut : Espérance de vie + PNB / habitant + accès à l'éducation;
- ICME (indice canadien du mieux être) prend en compte entres autre le dynamisme communautaire;
- Indice planétaire bu bonheur qui se base sur le degré de satisfaction des populations.



Vers une dimension philosophique : Qu'est-ce que le bonheur ? Est-ce que que l'homme doit rechercher le bonheur ?



L'emploi de l'un ou l'autre de ces indices renvoie à une vision déjà orientée, ciblée sur ces points particuliers.

Émanation d'une forte dimension politique relatif aux choix -orientés- des critères retenus. La question se pose également au sein de l'acte architectural, dans l'analyse d'un contexte.
Ex : Les grands Projet François Mitterrand qui se fondent sur des arguments culturels.

Aujourd'hui on se situe dans un contexte où il n'y a plus de paradigme dominant, où les systèmes de valeur sont multiples et très divers. De fait dans une analyse, l'emploi d'une donnée n'a de sens que si elle prend place au sein d'un système de valeur qui doit être explicité. Analyse sur Genas, Myons, Bourgoin-Jailleux, il est nécessaire de situer nos observation dans un contexte précis. Par exemple la valeur de l'habitat pavillonnaire n'est pas la même dans la vision du professionnel urbaniste que dans celle de l'utilisateur lambda. Que doit-on retenir ?


Ainsi, on se trouve dans un système ou la valeur économique prédomine. Une nécessité actuelle est probablement de la remettre en question au profit d'autres moyens d'évaluation et d'analyse. Cependant, il est nécessaire de situer les critères convoqués dans un système d'idée.

Valeur numérique / valeur qualitative / valeur morale : questions indispensable à la lecture du contexte actuel.

______________


¹ COMTE SPONVILLE André, Le capitalisme est-il moral? Editions Albin Michel.2004.(Réédition 2009). Paris. 280p.

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