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04. Bachelor's thesis

Status Academic research
Year 2011

Le régionalisme critique: l'influence du lieu sur l'architecture

Recherches réalisées sous la direction de Paolo Amaldi

Abstract

C’est une relation toute particulière avec le Portugal qui m’a initié à ce vaste thème qu’est le Régionalisme Critique. Depuis toujours, je séjourne régulièrement dans ce pays, quelques semaines par an seulement mais à chaque fois, j’en ressors imprégné de ce qui le compose, le constitue, l’illustre. Cette première approche, je l’ai eu malgré moi, sans trop chercher à la comprendre, sans trop essayer de l’analyser. L’architecture m’a offert la possibilité de pouvoir comprendre en partie cette atmosphère si particulière, symbole d’un régionalisme voir d’un « nationalisme » prononcé. Ce rapport à l’architecture m’est apparu l’an dernier, au cours du second semestre. La chance m’a été donnée d’avoir un enseignant (en deuxième semestre de licence 2) impliqué sur ce sujet, plus particulièrement sur l’Ecole de Porto et sur Alvaro Siza. Les nombreuses discussions à ce propos m’ont fait réaliser que dans ces régions, l’architecture transcende le lieu, elle le marque tout en le respectant. J’ai donc eu l’occasion de me familiariser peu ou prou avec les différents théoriciens et historiens qui ont une position sur ce mouvement. Ce néologisme a été introduit par Alexander Tzonis et Liane Lefaivre avant d’être repris plus tard par Kenneth Frampton, historien britannique reconnu, au même titre que ces confrères cités auparavant. A.Tzonis et Liane Lefaivre dans leur ouvrage Critical Regionalism: Architecture and Identity in a Globalized World (2003) s’attachent beaucoup à définir historiquement depuis les grecs jusqu’à nos jours la manière dont le régionalisme a marqué l’architecture que ce soit de manière critique, économique ou romantique. Christian Norberg-Schulz tient également un discours assez intéressant abordant plus le rapport de l’homme aux lieux, la façon dont il se situe dans l’espace plus que le rapport de l’architecture avec le lieu mais ces deux problématiques, sont in fine, complémentaires. K.Frampton quand à lui, aborde ce thème à la fin de l’ouvrage : Histoire et critique de l’Architecture moderne (1981) et le traite en tant que mouvement émergent. Il s’exprime plus tard de manière plus radicale sur le sujet dans un essai : Towards a Critical Regionalism (1983) et développe différents points autour desquels, selon lui, se développe le régionalisme critique.

Ce nouveau mouvement, apparaît alors que le monde change. Le Style International s’est répandu, comme son appellation l’indique, partout. Les cinq points de Le Corbusier - le plan libre, les pilotis, le toit terrasse, la façade libre, la fenêtre bandeau - sont plus ou moins bien appliqués de par le monde. L’expression « Style international » apparaît pour la première fois en 1932 dans un ouvrage de l’historien de l’art Henry-Russell Hitchcock et Philip Johnson –architecte américain—, rédigé à la suite d’une exposition au MoMA de New York intitulée Modern Architecture. L’architecture devient objet, transposable ici ou là. Blanche, elle joue avec la lumière, relègue le lieu au second plan, cherchant avant tout chose une extrême simplicité, entre autre géométrique – simplicité des lignes, formes basiques - et matérielle : béton, acier, verre. L’attitude, à la base de ce mouvement, semble à priori être réactionnaire et est due à un mécontentement face aux principes du Style International qui tend à taire les particularités régionales au profit d’une globalisation. C’est un rapport de force qui s’installe entre régionalisme et mondialisme avec sans cesse des allés et venus de l’un à l’autre. Cette mondialisation fait suite aux deux guerres mondiales ainsi qu’à la crise économique, puisqu’après celles-ci, le capitalisme est érigé en modèle économique. Cette politisation et cette mondialisation de l’architecture est d’autant plus contemporaine avec les impératifs de construction durable chaque jour plus prégnants. L’exemple type est celui du coût écologique du transport des matériaux. Ces questions de durabilité amènent une pression politique supplémentaire créant d’autres impératifs architecturaux. Prenons l’exemple de Luigi Snozzi, un des pères fondateurs de l’école tessinoise qui est révolté face à la politisation de l’architecture. Celle-ci conditionne une architecture éphémère et efficiente qui selon lui devrait être tout l’inverse.

Ce phénomène de régionalisme critique a donc pour point de départ des attitudes isolées allant contre le conformisme de la société contemporaine de l’époque. Ces actes architecturaux ponctuels ont lieu dans des régions précises qui par abus de langage se transforme en « école ». On retrouve l’école de Porto, l’école catalane et deux écoles suisses celle du Tessin et celle des Grisons. Il est intéressant d’étudier les contextes dans lesquels sont nées ces architectures ainsi que de comprendre la façon dont les architectes ont commencé à diffuser cette question de l’influence du lieu sur l’architecture. Une étude plus en détaillée d’une réalisation de l’architecte portugais Alvaro Siza : la faculté d’architecture de Porto, viendra terminer le présent rapport.



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